Jean-Pierre Brancourt – L’élite, la mort et la révolution

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Titre du numéro : L’opinion publique

Date : février 1984

pages : pp.95-112

Résumé

En février 1788, au cours d’une soirée chez l’académicien Suard, le marquis de Condorcet expliquait avec gravité à une société choisie les raisons de son optimisme : le progrès illimité des sciences engendrerait nécessairement l’âge d’or; la raison, la prospérité, les vertus croîtraient irrésistiblement et continueraient; les ombres sinistres du fanatisme et de l’erreur allaient achever de se dissiper devant les rayons lumineux de la philosophie.