Ludovic de Schwartz – La philosophie moderne, un parricide ?
Ludovic de Schwartz – La philosophie moderne, un parricide ?
Cet article est en accès conditionnel
Acheter cet article :
4,00€
Titre du numéro : Le père, bienfaiteur ou dictateur?
Actes du colloque du 10 novembre 2018
Date : hiver 2020
pages : pp.27-45
Résumé
Dans la pensée antique, s’en prendre au père, image même de l’autorité, constituait une véritable démesure. Jusqu’à la fin du Moyen-âge, le détenteur de l’autorité était considéré comme un père bienveillant. Le rapport personnel à l’autorité fut maintenu dans la féodalité, de vassal à suzerain. Puis, l’Âge moderne a remplacé le suzerain par le souverain – qui est délié de toute dépendance – et par une centralisation administrative très accentuée. À la terre des pères a été substituée la patrie désincarnée et déracinée de la Révolution.
Parallèlement, l’intelligence n’est plus contemplative du réel, dont elle s’émancipe. Par voie de conséquence, la volonté s’est déliée de toute dépendance. Le totalitarisme centralisateur et le libéralisme libertaire en sont les aboutissements politiques.